Les maisons passives : vers une architecture solaire !

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Et s’il existait une autre approche pour ne pas avoir besoin de mobiliser autant d'énergie solaire, pour ne pas consommer autant d’énergie électrique.

Et si en concevant mieux l’enveloppe de nos maisons, on pouvait réduire suffisamment nos besoins en chauffage, nos besoins en climatisation.

Et si nous reconstruisions notre relation à l’environnement.

C’est possible ! C’est la voie des maisons passives et de l’architecture bioclimatique.

C’est la voie que nous devrions prendre systématiquement pour la construction neuve.

Qu’est-ce qu’une maison passive ?

C’est un logement conçu autour de trois idées simples : une isolation massive, une conception qui maximise les apports solaires en hiver, et une récupération de la chaleur perdue.

  • L’isolation : les plus gros besoins en énergie d’une maison proviennent du chauffage l’hiver. D’où viennent ces besoins démesurés en chauffage traditionnel ? Au deux tiers, des pertes de chaleur à travers l’isolation du bâtiment (murs, toiture, sol, ouvertures et tous les ponts thermiques potentiels). 13 % des pertes sont dues aux ouvertures (portes et fenêtres). 20 % sont liées au renouvellement de l’air.
  • L’orientation : une approche qui consiste à tirer le meilleur parti des apports solaires en orientant le bâtiment vers le sud et en protégeant la face nord, permet de réduire également les besoins en chauffage et en énergie.
  • Récupération de l’énergie : une circulation de l’air optimisée permet de gagner de nombreux degrés l’hiver en récupérant les calories dégagées par les appareils ménagers mais aussi, par les habitants eux-mêmes.

Le coût ?

Pas supérieur à celui d’une construction classique.

Le surcoût des matériaux d’isolation, surtout au niveau des ouvertures, est en effet compensé par l’absence de système de chauffage.

Comment y arrive-t-on ?

En s’inspirant des pays nordiques, la Suède, la Norvège, le Danemark et même l’Allemagne et la Hollande, tous ces pays qui ont des hivers autrement plus rigoureux que nos hivers français, et qui sont très en avance en matière de logements confortables mais économes et sans appareil de chauffage.

Les déperditions thermiques sont les causes d’un besoin grandissant en énergieLes déperditions thermiques sont les causes d’un besoin grandissant en énergie

Prendre en compte l’environnement

L’approche « maison passive » va chercher à réduire chacune des pertes thermiques potentielles jusqu’à un niveau négligeable.

Cela va se traduire par une conception architecturale qu’on appelle « bioclimatique » :

  • L’orientation du bâtiment va être choisie pour optimiser les apports solaires hivernaux. Les surfaces vitrées seront bien dimensionnées au sud, pleinement dégagées en hiver, protégées l’été pour éviter les surchauffes. Au nord, on évitera les ouvertures et si possible on construira une zone tampon (comme un garage) qui améliorera l’isolation.
  • Les spécificités du site seront exploitées. Par exemple, une pente pourra être mise à profit pour assurer la meilleure exposition des volumes du bâtiment au soleil, mais aussi pour enterrer une partie du bâtiment (au nord) et tirer profit, ainsi, de l’inertie thermique du sol.
  • Le rapport entre les volumes intérieurs et la surface extérieure sera optimisé pour rendre la construction la plus compacte possible afin de réduire les pertes thermiques.
  • L’éclairage naturel sera privilégié en cherchant à le faire parvenir là où il est nécessaire.
  • La circulation de l’air sera optimisée pour récupérer la chaleur de la ventilation.
  • L’inertie thermique sera privilégiée pour permettre de déphaser les besoins de chauffage entre le jour et la nuit.
  • La protection des vents dominants est primordiale : une maison exposée à 70 km/h de vent double ses déperditions énergétiques. On utilisera pour cela la végétation environnante, conçue comme une extension de la climatisation l’été et une protection contre le vent et le froid, l’hiver.

En conclusion

Dans de nombreux pays européens, les maisons à très basses consommations d’énergie sont une référence pour la construction de logements neufs.

En France, on en est encore loin.

Si vous vous intéressez au solaire et que votre démarche est d’installer un système photovoltaïque et thermique, il est peut être bon d’y penser.


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